Comment vivre plus sereinement son quotidien ?

Comment vivre plus sereinement son quotidien ?

Quand on parle de développement personnel, c’est généralement pour vivre mieux, pour essayer de vivre mieux soi-même et de donner des conseils aux autres pour faire la même chose. Tout comme le sujet « comment devenir riche » qui n’a aucune solution miracle, le sujet « vivre mieux » aussi n’a pas de miracle, car il dépend d’une grande série de facteurs personnels et extérieurs, il est donc difficile de copier ce que fait votre voisin ou d’appliquer 100% des conseils qu’on a trouvés dans un livre. Il faut savoir que souvent, ceux qui donnent des conseils les suivent rarement eux-mêmes. La plupart du temps, les conseils qu’on donne, ce sont  ceux qu’on voudrait bien appliquer à soi-même et qu’on n’applique jamais.

 

Commençons par étudier la définition de sereinement c’est un adverbe qui veut dire « calmement, froidement, paisiblement, placidement, silencieusement, tranquillement« .

Et bien voilà, c’est en fait la définition de l’état d’ un cadavre, il est calme, il est froid, il repose en paix, silencieusement et tranquillement.

C’est ce que je reproche donc à tous ses livres qui prêchent un peu le bien vivre, le bien truc, le bien cela. Mais qu’est-ce qu’on s’ennuie quand on vit une vie sereine, on s’approche plus de l’état de cadavre que de l’état vivant. La vie sereine, c’est ennuyeux comme la mort! Non la vie doit être excitant, agitée, chaude, fougueuse et bruyante. Certes,  il y a ce que j’appelle des garde fous à respecter, (pas de drogues dures, ne pas tuer…) et le reste, il faut le faire avec un gros grain de folie, de délire et de sensations fortes, sous risque de se retourner un jour derrière soi et de dire « j’aurais dû »  qui est le cancer de « je devrais ».

  • En ne prendre aucun risque dans la vie, on n’arrive à rien,
  • Si on ne jette pas de temps en temps sa vache à lais dans le ravin, on ne se remet pas en question,
  • Plus on essaye de vivre sereinement, moins on vit ou plus on s’ennuie.

Je me suis fais peut-être avoir.

“A 45 ans, j’étais cadre chez SFR, bon salaire, stock option, belle vie. Du stress à fond les gamelles, car l’ambiance dans cette boîte était du genre guerre  de tranchée. Une vie normale, où il fallait toujours avoir en vue quelque chose d’autre pour ne pas craquer. Ma vue à moi, c’était mon exile climatique au Brésil et quand mon chef m’engueulait pour une raison parfois justifiée, je caressais un objet fétiche dans ma poche (un porte-clés) qui représentait mon futur projet de vivre dans un paradis tropical. Il pouvait gueuler et me menacer, ça passait au-dessus de ma tête, et j’étais le seul à ne pas flipper dans la réunion de direction. Ma réponse, « si tu me vires, ça ne me dérange pas du tout, j’ai la conscience tranquille de mon travail bien fait » et je pensais « et j’ai mon super plan B, vire-moi STP » je t’en supplie, ça va me donner un bon coup de pied au derrière dont tout le monde a besoin pour vivre et pas survivre.

A cette époque, le plan B était de vivre justement une vie plus sereine, c’est donc ce qui est arrivé, car à force de paraître cool au boulot, on a fini par me virer avec un gros chèque (ce qui était l’objectif). J’ai donc revendu l’appartement de Boulolgne et je suis parti avec ma femme et mes deux filles de 4 et 6 ans au Brésil. Mais voilà, à force d’avoir lu des bouquins sur le développement personnel, j’en étais arrivé à la conclusion que l’objectif était de vivre une vie plus sereine. Mais une vie sereine ça gonfle un max !

Marche arrière?

Alors, me voilà maintenant au bord de la mer, devant une baie magnifique de 7 kilomètres, une baraque de 6 suites avec piscine et un terrain de 4000 mètres carré pour le week-end, une famille merveilleuse, une santé du tonnerre, un superbe appart avec 4 salles de bains, une tonne de livre à lire et ma passion pour écrire mes blogues… Mais dans le fond, je m’ennuie, ma vie est trop sereine. J’ai besoin de stress, d’émotions fortes, de problèmes à résoudre. Je me suis donc fait avoir avec tous ses bouquins que j’ai lu, je n’ai pas eu le recul nécessaire pour faire le tri dans tous les conseils donnés et je suis tombé dans le panneau des conseils de gens qui n’appliquent pas eux-même les conseils qu’ils donnent. Comme quoi, j’ai encore des marges de progrès dans ma quête de la bonne vie!

La solution un objectif impossible à atteindre

Finalement après toutes ses années de bonne vie, car ma vie est tout de même super bonne depuis 1960, ma plus grande erreur, c’est de ne pas avoir fixé mes objectifs suffisamment haut. C’est très simple j’aurais dû me dire « quand j’ai 10 millions d’Euros de patrimoine, j’arrête de bosser » et pourquoi pas 100 millions, ou 1 milliard? Ok je me la fait un peu à la Beigbeder, mais c’est comme ça.

Mes conseils

Attention, mes conseils ne sont pas à prendre au pied de la lettre, mais de les noter et de voir si ça peut s’adapter à votre personne. L’objectif nous est de vivre nos passions et surtout prendre des décisions bonnes ou mauvaises.

  • Fixez vous des objectifs impossibles à atteindre.  (ce que je n’ai pas fait, car j’ai atteint mon objectif)
  • Ne pensez-surtout pas un jour de vous arrêter de bosser. (j’ai fait ça six mois, c’est l’enfer)
  • Sachez que vivre sous les tropiques, c’est bien 15 jours, mais après ça devient banal (je ne me suis pas baigné dans la mer depuis plus d’un an).
  • Sachez tout de même faire des pauses. Une année sabbatique de temps en temps, c’est très bon! J’en compte trois à mon actif, l’idéal serait une année tous les trois ans.
  • Changez de boulot régulièrement. (Ce conseil, je me le suis appliqué à moi-même, de toute façon, aujourd’hui, ce n’est plus un conseil, car ça se généralise partout dans le monde) .
  • Changez de ville voir de pays régulièrement (j’ai travaillé dans une quinzaine de pays). Je dirais même que change de pays, c’est encore mieux. Allez travailler en Russie, en Thailande, au Kenya… De plus si vous êtes jeunes, c’est plus facile, car vous n’avez pas encore trop d’attache.
  • Travailler en permanence sur vos valeurs intrinsèques. Ok c’est bateau, mais c’est vrai.
  • Plus tôt vous prenez vos décisions, mieux, c’est. L’idéal est de commencer à 14 ans, avant que la rat race commence.
Psychologie